Quand je défais ton ceinturon
Je te sens prêt à l’abandon
Ton pantalon sur les genoux
Me laisse entrevoir tes dessous
Alors que tu oublies ton ex
Entre les pouces et mes index
Je descends le bord du tissu
Libérant ton sexe tendu
Si l’érection de ton phallus
A la raideur du cactus
Le gland sorti de son cocon
A la brillance du bourgeon
C’est à ce fruit si défendu
Que je vais ôter la vertu
En le touchant à ma façon
Sans égard et sans concession
Tes mains posées sur mes cheveux
Choisiront le rythme des Dieux
Pour que tu atteignes le ciel
En t’accrochant au pont de fiel
Et toi, de façon cavalière
Tu choisiras en ce repère
L’instant liquide et impromptu
Du plaisir longtemps retenu
Je recevrai de cette coupe
Sur ma langue mise en soucoupe
Le jus mêlé de raisin blanc
Encore onctueux et brûlant
Dans un soupir de mourant
Tu diras d’un ton larmoyant
Que ma bouche est un précipice
Le sérail de tous les vices






