
Elle vit entre les tombes
Tel un oiseau de proie
Et la neige qui tombe
Fait son chemin de soie
Son plus fidèle ami
Est un chat de gouttière
Qui apaise, la nuit
Ses pensées délétères
C’est la morte vivante
Le clou d’un grand mystère
Sensuelle et troublante
Le timon d’une autre ère
Elle est cette allumeuse
Qui enflamme les cierges
La brune ténébreuse
Aux larmes toujours vierges
Ana séduit les hommes
Se pressant aux tombeaux
Dévorant leurs atomes
Jusqu’au dernier noyau
Dans un brouillard épais
Toujours, elle disparaît
Laissant de ses attraits
Le nœud d’un lien défait
Elle parle avec son ombre
Clouée aux souvenirs
Au milieu des décombres
De funestes plaisirs
Son pas, dans la poudreuse
Offre un si doux blasphème
A la lune rieuse
Posant son diadème
Tu restes bouche bée
De la voir au lointain
Tout au bout d’une allée
Une rose à la main
Cette fleur éphémère
Que tu offris sans vice
A la sainte héritière
De tes regards complices
Ana est bien plus belle
Que les filles d’autrefois
Un tesson de dentelle
Sur un chemin de croix
Elle est tout l’anathème
D’une vie parallèle
N’oublie pas qu’Ana T’aime
A se brûler les ailes
Tel un oiseau de proie
Et la neige qui tombe
Fait son chemin de soie
Son plus fidèle ami
Est un chat de gouttière
Qui apaise, la nuit
Ses pensées délétères
C’est la morte vivante
Le clou d’un grand mystère
Sensuelle et troublante
Le timon d’une autre ère
Elle est cette allumeuse
Qui enflamme les cierges
La brune ténébreuse
Aux larmes toujours vierges
Ana séduit les hommes
Se pressant aux tombeaux
Dévorant leurs atomes
Jusqu’au dernier noyau
Dans un brouillard épais
Toujours, elle disparaît
Laissant de ses attraits
Le nœud d’un lien défait
Elle parle avec son ombre
Clouée aux souvenirs
Au milieu des décombres
De funestes plaisirs
Son pas, dans la poudreuse
Offre un si doux blasphème
A la lune rieuse
Posant son diadème
Tu restes bouche bée
De la voir au lointain
Tout au bout d’une allée
Une rose à la main
Cette fleur éphémère
Que tu offris sans vice
A la sainte héritière
De tes regards complices
Ana est bien plus belle
Que les filles d’autrefois
Un tesson de dentelle
Sur un chemin de croix
Elle est tout l’anathème
D’une vie parallèle
N’oublie pas qu’Ana T’aime
A se brûler les ailes
Un seul mot : MAGNIFIQUE !
RépondreSupprimerArchange
Ce poème m'a un peu effrayée... mais je l'ai trouvé fort joliment dit et émouvant.
RépondreSupprimerxuanvincent
PS : J'apprécie toujours autant les photos illustrant les poèmes de votre site, elles sont de qualité et mettent en valeur vos textes.
J'aime beaucoup ce poème qui nous enveloppe d'un voile de mystère en jouant sur l'anathème et Ana t'aime.
RépondreSupprimerJ'adore ce passage
"C’est la morte vivante
Le clou d’un grand mystère
Sensuelle et troublante
Le timon d’une autre ère"
N.
Se nourrirait elle de quelques cadavres encore chauds auxquels la neige donne un parfum de féerie ....?
RépondreSupprimerSéduisant les hommes sous cette fine couche d'illusions...?
Est-ce vraiment toujours bien elle qui se distingue dans ce brouillard si épais....?
Et que va-t-elle faire de cette rose si fragile.....?
Je ne réponds pas habituellement aux commentaires, Jean-Yves.Cet espace étant, avant tout, réservé aux lecteurs, mais tu soulèves bien des questions...
RépondreSupprimerMystérieuse cette Ana, je te l'accorde...Qui est-elle?
A chacun de se faire sa propre idée du personnage.Ceux qui l'ont connue ont certes plus d'aisance.Si tu tentes de la "déshabiller", prends soin de sa rose...
Merci pour ton intérêt en tous cas.
Lotus