mardi 24 février 2009

Le voleur de nuits


Lorsque ton nom frappe à ma porte
Otant son manteau de chagrin
Tu me chavires et me transportes
Une heure ou deux toutes les nuits
Sur un nuage de jasmin

Evanouie dans ton sillage
Mon désir ne tient qu’à un fil
Rêver de toi sous mon corsage
Y a-t-il un Dieu qui l’interdit
Sur cet écran, là, sous mes cils ?

Les mots que je reçois de toi
Ont un parfum de séduction
Tu brises en mille éclats de soie
Un cœur, de toi, tout juste épris
Sans altérer mes illusions

Et ce cœur noyé de torpeur
M’échauffe les veines et le sang
Reviens sans jamais avoir peur
Y semer prose et confetti
Sur un coulis rouge safran

L’écran blanc du silence fond
Oppressé par nos souffles chauds
Tu sais l’Andalousie au fond
Unit deux êtres incompris
Sous l’œil ébahi des badauds

Etre la reine de tes nuits
Même Carmen en rêverait
Résister à nos interdits
Y compris leurs mille rubis
Seul, un iceberg, le pourrait

La vie nous offre ces instants
Où tout semble nous échapper
Tu sais qu’en tout amour naissant
Une rivière trouve son lit
Sans jamais être démasqué

5 commentaires:

  1. Bonjour Lotus, encore un écrit très personnel ; plaisir de venir converser avec toi dans ce dialogue amoureux.
    FMR

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  2. Tu sais qu'en tout amour naissant une rivière trouve son lit"

    joli lotus

    bonne journée poétique
    à bientôt
    Théo

    Théo

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  3. Encore un très joli poème, tout en finesse et sous-entendus...
    Très bel exercice de style.
    AMitiés ...
    Dyonisos

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  4. On vole une nuit, une vie

    mais on ne peut voler une âme lotus

    quand elle appartient à l'amour

    Emrys

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  5. Superbe comme toujours...

    J'avais envie de vous offrir ces mots, à vous deux qui vous saurez...




    Un peu de jaune dans les yeux verts...



    J'ai accroché mes yeux
    - ils sont verts, un peu de jaune aussi -
    À une croix qui m'appelle, qui m'interpelle.

    La fille qui la porte
    Se courbe sous son poids
    Déchirée dans son ventre
    De passions impossibles

    Quand j'ai le cœur trop vide
    L'Irlande se rappelle,
    Verte (à mon souvenir)
    D'une morte, sous les autels
    D’églises oubliées…

    Ô la peau des amants
    Par lesquels je vécu
    Cette croix partagée
    Qui me sera confiée

    Mes souhaits improbables
    Et mes yeux torturés
    Écorchures de rien
    Oublient jusques aux bleus
    De l'ombre de mes mains

    Bleus (turquoise de mon encre
    Qui se croit tout permis)
    Pauvre fou
    Vaste idiot,
    Qui blesse s'il a mal !

    Un peu de jaune dans mes yeux verts,
    Regarde : une larme qui coule…
    Pour toi Abigaël

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